L’entrepreneuriat, nouvel espoir de la jeunesse Africaine?

african child glass

En grandissant dans une Afrique noyée par la pauvreté, la famine et les guerres, les jeunes africains à la recherche d’une bouée de sauvetage n’ont eu que peu de choix d’avenir. L’école ? A moins d’avoir un parent bien placé, il est très difficile de trouver un travail à la hauteur de son diplôme. La majorité des emplois étant réservés à celles et ceux ayant les moyens d’étudier à l’étranger.

On la traite meme de « génération perdue, menaçant la cohésion sociale »

Selon l’Organisation Internationale du Travail, l’Afrique compte un peu plus de 38 millions de chômeurs âgés entre 18 et 24 ans, soit 40% de la population Active du continent. On la traite meme de « génération perdue, menaçant la cohésion sociale ». La preuve en est que selon une étude de la banque mondiale, 40% des jeunes Africains qui rejoignent les mouvements rebelles ou terroristes sont motivés par le manque d’emploi.

Le football, la musique, le cinema ? Les chances de réussite sont trop faibles. Combien de « futur drogba » avons nous vu finir dans nos quartiers à vendre des recharges ? Ou combien ont péri dans la Méditerranée à la recherche de la gloire et du succès ? Ces rêves étant trop difficile à réaliser, la jeunesse Africaine doit trouver un autre moyen de gravir les échelons sociaux et de vivre la « vraie vie », comme ce qui leur ai montré a la télévision.

croissance 2

Enfin, avec l’arrivée des réseaux sociaux et des success story de jeunes devenus richissimes du jour au lendemain grace à des projets innovants, on assiste a une nouvelle revolution, celle de l’entrepreneuriat. De nouveaux mots sont dès lors entrés dans le vocabulaire du jeune africain : Startup, entrepreneur, innovation, incubateur etc. On ne veut plus être le « futur eto’o », mais le « futur Bill gates ». Bien que nos sociétés soient très différentes de la société Américaine et son « American Dream », de nombreux jeunes ont réussi a franchir le « plafond de verre », en créant des entreprises atteignants rentabilité et performances en un temps record. 

On ne veut plus être le « futur eto’o », mais le « futur Bill gates ».

L’entrepreneuriat représente donc un nouvel espoir, une nouvelle issue de secours. Avec le développement d’initiatives pour encourager ce mouvement, on assistera surement a un retournement de situation. La « génération perdue, menaçant la cohésion sociale » deviendra la « génération sauvée, créant des emplois et contribuant à la cohésion sociale ». Plus d’entrepreneurs en Afrique signifierait surement moins de terroristes, moins de criminels, moins de clandestins, bref, moins de morts. Il est donc grand temps d’encourager la jeunesse a prendre des initiatives, a créer, penser librement, au lieu de la stigmatiser et de lui faire croire qu’elle ne peut pas réussir, en lui imposant des normes et des rêves bridés.

Et qui sait, peut être que le prochain « Bill gates » parmi nous.

Adnane Haïdara
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