The Tenor From Abidjan

« I heard him before I saw him: who was listening to the Opera at 2pm on a weekday in the middle of the tropics? I asked myself. »

« The Tenor From Abidjan » c’est avant tout l’histoire d’un de ces coups de fortuna que seule la destinée est capable de nous offrir. C’est celle d’une rencontre inopinée et fortuite, entre Taneisha Berg, réalisatrice américaine et Landry Assokoly Yao, jeune étudiant ivoirien de 24 ans, aspirant Ténor, dans une petite ville des faubourgs d’Accra.

« […] who was listening to the Opera at 2pm on a weekday in the middle of the tropics? » tel fut l’interrogation de la réalisatrice américaine en un jour relativement ordinaire. Il est vrai que l’environnement tropical, loin de la « civilisation » et surtout loin du cadre raffiné, immaculé et élitiste des hauts lieux de l’Opéra se prêtait très peu au genre lyrique. Un air d’Opéra dans les rues à peine bitumées de Kokrobite a un retentissement plus arrogant que dans les rues asphaltées de Vienne. Cela dit, la voix, sortie des fracas n’était pas ce que Taneisha pensait être, une radio, mais plutôt celle de Landry. L’aventure commence là ; celle de l’espoir, du partage, de l’audace de rêver, et de la lutte contre le déterminisme.

Tout le long du documentaire, qui sera réalisé grâce aux dons, nous accompagnerons Landry dans la poursuite de son rêve. De l’abandon de ses études en affaires, à l’expérience difficile, aléatoire et surtout humiliante que représente la procédure de demande de visa (processus connu de tous ceux qui comme nous n’avons pour passeports qu’un feuillet de piètre valeur).

Landry n’est certes pas le premier africain a aspiré à rejoindre Luciano Pavarotti, Andrea Bocelli ou Jonas Kaufmann au panthéon des ténors. Il fut précédé par Serge Kakudji, jeune contre-ténor congolais, qui aujourd’hui conforte progressivement sa place dans ce milieu hautement concurrentiel. Si tout deux sont très brillant, la particularité de Landry demeure non seulement dans son autodidaxie (Kakudji ayant été formé très jeune au sein du chœur d’enfants de Lubumbashi avant de remporter le prix de la meilleure voix lors d’un concours organisé par l’Alliance Franco-congolaise, puis le premier prix du Concours National « Prix Jacques Dôme » en Belgique), mais également dans le processus, particulièrement éprouvant de la demande de visa.

C’est désormais un devoir de dénicher nos talents, de les révéler au monde et de les aider dans l’accomplissement de leurs rêves, et du notre: celui d’une Afrique qui regorge de richesse, et de promesse. Il est par ailleurs déroutant qu’aucun média africain francophone n’ai jugé inspirant de partager une histoire si improbable; et d’avoir laissé cette tâche à nos consoeurs et confrères anglophone.

Visitez la page kickstarter, afin que nous puissions nous inspirer de ce projet sur le plan humain, mais également pour les volets promotions et financement.

Sources:
http://africasacountry.com/the-tenor-from-abidjan/
http://sergekakudji.wordpress.com/about/

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