Élection présidentielle algérienne de 2014 : Bouteflika peut-il encore régner ?

Dès son retour de ce que l’Algérie Presse Service (APS), agence officielle d’information, a décrit comme étant : «  […] une visite médicale routinière de contrôle pour y parachever son bilan de santé initié à Alger, » le président algérien s’est aussitôt remis au boulot. Il nomma donc dans la foulée, les 362 magistrats de la commission nationale de supervision des élections, et s’assura que tout soit mis en œuvre pour le scrutin présidentiel fixé au 17 avril prochain.

Si les candidatures d’opposants se sont manifestées, comme celle d’Ali Benflis, perdant dix ans plus tôt face à Bouteflika, « requinquer » et aujourd’hui plus diligent que jamais ; nul mot de la part du numéro un algérien. Sa participation en tant que candidat à sa propre succession, pour la quatrième fois, a été annoncé « officiellement » en conférence de presse par Amar Saadani, secrétaire général du FLN, le parti du président. Et, à quand une déclaration, réellement officielle, celle-là, du président sortant ? « au moment opportun » laisse entendre Saadani.

Mais Bouteflika a-t-il encore les habilités pour gouverner l’Algérie ?

Le troisième mandat de Bouteflika fut marqué par la vague du printemps arabe et sa gestion, à travers laquelle le septuagénaire a prouvé sa poigne. Si le pouvoir a dissuadé la foule de manière comminatoire, le régime s’est maintenu surtout grâce à l’acuité politique de Bouteflika, qui a réussi l’escamotage de la révolution, en donnant l’illusion de la réforme aux protestataires.

Cela dit, ce serai une tautologie de rappeler que la faiblesse apparente de Bouteflika, dû à ses problèmes de santé, notamment une hospitalisation de quatre mois suite à un second accident cardiovasculaire en mai 2013, rendrait un quatrième mandat déraisonnable.

« Partez Monsieur le Président » Yacef Saadi :

Le quotidien Algérien El-Watan, de nombreuses voix de l’opposition politique, et même des amis de Bouteflika, dont Yacef Saadi (figure emblématique de la lutte d’indépendance et du FLN) appellent le chef de l’État algérien à se retirer honorablement de la scène politique, après un règne ayant débuté en 1999.

Les Algériens n’étant pas des « béni-oui-oui » le clan Bouteflika se trouve face à un défi de taille.

Sources : JeuneAfrique, El-Watan, APS.

Marlyatou Dosso

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